Environnement : quand la décroissance pollue !

Depuis quelques années, la problématique du réchauffement climatique fait partie des points les plus brûlants de l’actualité internationale. Conférence après conférence, des accords sont signés et des résolutions prises ; pour que chaque état, à son niveau puisse participer à la réduction du taux de pollution. Le citoyen lambda n’est en rien exclu de ce devoir de protection et de sauvegarde de la nature. Aussi doit-il s’informer pour prendre les mesures nécessaires en vue d’apporter sa pierre à la construction d’un monde plus sain. L’une des issues majeures de cette crise environnementale est l’amenuisement de certaines ressources naturelles. Nous vous proposons de découvrir l’impact de cette décroissance sur l’environnement et ses différents écosystèmes.

La décroissance s’est révélée comme une solution tardive

environnement-décroissance01On aurait pu penser qu’en réduisant le taux de la production des déchets, on réduirait aussitôt les effets de la pollution et de la dégradation de l’environnement. Mais nous aurions tort de penser ainsi. Car certaines des ressources exploitées prennent du temps à se régénérer et d’autres ont carrément disparu, laissant sur notre environnement des impacts bien visibles de désastres. Des quelques études réalisées par l’Organisation mondiale de la santé, 25 % des décès dans la couche infantile sont dusà cette pollution ambiante. La décroissance aurait pu aider si elle avait fait l’objet de la philosophie fondatrice de toutes nos sociétés. Mais la réalité est bien là. Nous vivons dans un monde où le profit est établi comme règle, il était assez difficile d’en faire écho. Les plus faibles ont pendant tout ce temps vécu aux dépens des plus forts ; sacrifiant bien des fois leur bien-être contre une rémunération qui ne leur permet pas de répondre à leurs besoins subsistentielle. Le résultat est à la limite effrayant.

La décroissance n’absorbe pas tous les effets de la crise environnementale

environnement-décroissance02L’environnement a besoin de temps pour retrouver sa beauté première et assumer toutes ses fonctions. L’exploitation des ressources naturelles avec instances ces dernières années a laissé un environnement fragilisé. Une reconstruction de celui-ci nécessite de la patience et surtout l’apport des penseurs de la décroissance pour une mise en place de stratégies efficaces. Aujourd’hui, les forêts perdent en surface à travers le monde (pour favoriser la construction, l’ameublement des maisons et des entreprises). La disparition de ces espèces végétales joue sur la qualité de l’air et sur la pluviométrie (les plantes grâce à la photosynthèse assurent l’absorption du CO2 de l’air et favorisent une régularité des précipitations.) Elle contribue également à l’érosion des sols. Si donc la décroissance ne s’accompagne pas d’une stratégie de reboisement, elle ne sert pas à grand-chose. Une décroissance qui ne pense pas à des solutions réparatrices est, elle-même destructrice de l’environnement.

Si elle n’est pas soutenue par les leaders, elle meurt

environnement-décroissance03On aura beau faire des discours sur la nécessité de réduire le prélèvement des ressources naturelles et sensibiliser à l’usage de pratiques écologiques ; si les leaders politiques n’adhèrent pas à cela, le concept ne portera pas la promesse de ses fleurs. Il est donc important que les penseurs s’accordent autour des principes fondateurs du mouvement pour en permettre une plus grande visibilité. Face aux enjeux du développement mondial, il est difficile de parvenir à des résultats concluants sans une entente universelle sur les questions essentielles. Dans tous les cas, pour les états qui aspirent à un développement durable, il est important de repenser la politique d’extraction et d’entretien des réserves naturelles. Sans un tel préalable, aucun développement ne saurait être considéré comme durable.

La décroissance et les progrès technologiques

Il est vrai que nous sommes appelés à réduire le taux de notre consommation en ressources naturelles.Mais si nous devons subvenir à nos besoins vitaux, il est aussi important que nous pensions à une production en quantité suffisante des produits de première nécessité. Il se fait cependant que dans ce besoin de production, les agriculteurs font usage de plusieurs produits chimiques, qui bien qu’efficaces jouent sur la qualité des sols et des sous-sols. Les nappes phréatiques en viennent à être elles-mêmes contaminées.

Dans un tel climat, il est difficile de s’assurer de la qualité des produits que nous consommons. Il est donc important que tout en pensant à la décroissance, nous ayons en vue le besoin d’améliorer les techniques bios pour renforcer nos différents secteurs de production. Ainsi, l’homme se portera davantage mieux. Que les autorités à divers niveaux s’impliquent au cœur de l’assainissement des cadres de vies et des habitats naturels. Notre bien-être en dépend. En plus, notre environnement est sous notre responsabilité première. Nous n’avons pas besoin d’occuper un poste de responsabilité avant d’agir.

Peu importe notre âge et nos capacités financières, nous avons une part active à prendre dans le combat contre la pollution. Un choix effectué aujourd’hui peut se révéler comme étant une réelle source de joie ou de malheur pour nous et pour la postérité. Tant que nous avons les moyens d’éviter le drame, il vaut mieux que nous fassions le geste qui s’impose.